La 6e secondaire ouvre sur le monde et sur la synthèse. En sciences économiques : commerce international, avantage comparatif, protectionnisme et libre-échange, taux de change, Union européenne et banque centrale, avec les bases du droit privé, public et international. En sciences sociales : régulation sociale, conformisme, insertion et exclusion, et l'articulation entre économie politique et psychologie sociale.
Des exercices de sciences humaines de 6e secondaire sont disponibles gratuitement sur Colfeo, corrigés et alignés sur le programme de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Quatre questions représentatives du programme de 6e secondaire, avec la réponse et la manière de l'expliquer à un enfant.
Réponse : l'intérêt pour un pays à se spécialiser là où son désavantage est le plus faible
C'est le point contre-intuitif de Ricardo : deux pays gagnent à l'échange même si l'un produit tout mieux que l'autre. Ce n'est pas l'avantage absolu.
Réponse : les droits de douane et les quotas d'importation
Il en existe aussi de non tarifaires : normes techniques, sanitaires, administratives. Ce sont souvent les plus efficaces, et les plus difficiles à contester.
Réponse : elles deviennent plus chères pour les acheteurs étrangers, donc moins compétitives
Le raisonnement fonctionne toujours en miroir : ce qui pénalise les exportations favorise les importations. Poser les deux côtés évite l'erreur de sens.
Réponse : le droit privé régit les rapports entre particuliers, le droit public ceux qui impliquent une autorité publique
Un contrat de bail relève du droit privé, une amende du droit public. La distinction commande la juridiction compétente.
Ces trois erreurs reviennent chez la plupart des élèves de cette année. Les reconnaître évite de faire réviser ce qui est déjà su.
L'avantage absolu, c'est produire mieux ou moins cher. L'avantage comparatif, c'est produire ce qu'on sacrifie le moins en y consacrant ses ressources. Toute la théorie de l'échange repose sur le second, et la confusion vide le raisonnement.
Le programme demande de peser des arguments, pas de conclure. Une copie qui défend une position sans exposer honnêtement l'autre ne répond pas à la consigne, quelle que soit la position choisie.
Le programme la travaille comme un processus social, avec des mécanismes cumulatifs. L'expliquer par les seules caractéristiques des personnes concernées, c'est exactement l'analyse que le cours apprend à dépasser.
Analyser un document économique ou social, mobiliser les mécanismes vus (marché, circuit, échange international, régulation sociale) et construire une argumentation qui expose les positions en présence. La restitution de définitions ne suffit plus.
Oui, très directement en sciences économiques, gestion, droit, sciences politiques et sociologie : les premières années y reprennent des notions déjà vues. Elles ne dispensent d'aucun prérequis mathématique quand la filière en exige.
Une place croissante au troisième degré : statuts d'entreprise et fonctionnement judiciaire en 4e, droit privé, public et international en 6e. Il s'agit de comprendre le cadre dans lequel l'activité économique se déroule, pas de faire du droit pour lui-même.
En s'entraînant sur des documents récents plutôt qu'en relisant le cours : un article, un graphique, un extrait de rapport. L'évaluation porte sur la capacité à appliquer les notions à un matériau qu'on découvre, ce qui ne se travaille qu'en le faisant.
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