Au troisième degré, latin et grec sont réunis dans un programme unique, bâti sur des textes non modifiés. La matière propre de ces deux années, ce sont les concepts-clés : neuf notions latines — Concordia, Fatum, Fides, Grauitas, Maiestas, Natura, Pax Romana, Pietas, Virtus — que le programme définit une à une, et qu'il fait dialoguer avec leurs équivalents grecs.
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Quatre questions représentatives du programme de 5e secondaire, avec la réponse et la manière de l'expliquer à un enfant.
Réponse : la parole donnée, la loyauté qui lie celui qui s'engage
Fides n'est pas la foi religieuse : c'est la fiabilité, le crédit qu'on accorde à quelqu'un parce qu'il tient parole. Le glissement de sens vers le français est un piège récurrent.
Réponse : la grandeur souveraine du peuple romain et de son État
Le concept est politique et juridique, pas esthétique : porter atteinte à la maiestas est un crime, d'où le terme de lèse-majesté.
Réponse : à la moira, la part assignée à chacun
La comparaison des concepts d'une civilisation à l'autre est un objectif explicite du 3e degré. Tous ne se correspondent pas terme à terme, et repérer les écarts vaut autant que repérer les analogies.
Réponse : cueille le jour, saisis le moment présent
La formule est souvent citée hors contexte. Chez Horace, elle est adossée à la brièveté de la vie et à la défiance envers les projets lointains, pas à l'insouciance.
Ces trois erreurs reviennent chez la plupart des élèves de cette année. Les reconnaître évite de faire réviser ce qui est déjà su.
« Virtus » n'est pas la vertu au sens moderne, « pietas » n'est pas la piété. Ces mots ont un contenu culturel précis, que le programme fait justement travailler. Prendre le mot français pour la traduction, c'est manquer tout l'exercice.
La comparaison attendue est argumentée : elle s'appuie sur les définitions du programme et sur des textes. Un rapprochement approximatif se voit immédiatement et ne vaut rien à l'évaluation.
Les textes du 3e degré ne sont ni simplifiés ni découpés. La démarche reste la même — diuisio, puis verbe, puis sujet — mais elle doit être devenue automatique, sinon le temps manque.
Parce que l'objectif change : il ne s'agit plus d'apprendre deux langues en parallèle, mais de lire les textes fondateurs de deux civilisations qui se répondent. La comparaison des concepts-clés d'une langue à l'autre est un objectif explicite du programme.
Dix-sept notions que le programme définit une à une, dont neuf latines (Concordia, Fatum, Fides, Grauitas, Maiestas, Natura, Pax Romana, Pietas, Virtus) et huit grecques. Elles structurent la lecture des textes et servent de fil au travail des deux années.
Le latin est proposé en option de base à quatre périodes par semaine au troisième degré. Le grec, quand il est suivi en parallèle, l'est à deux ou quatre périodes selon la grille de l'école.
En les rattachant chacun à un texte précis et à un contre-exemple. Un concept mémorisé comme une définition abstraite ne tient pas en épreuve ; rattaché à un passage de Cicéron ou d'Horace, il devient utilisable.
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