La 3e secondaire fait passer le latin de la phrase simple à la phrase construite. Les subordonnées apparaissent, avec le pronom relatif, l'infinitif et le subjonctif. Le système verbal se complète du passif composé avec « esse ». C'est l'année où l'élève cesse de traduire des phrases d'exercice pour aborder de vrais énoncés.
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Quatre questions représentatives du programme de 3e secondaire, avec la réponse et la manière de l'expliquer à un enfant.
Réponse : complément d'objet direct de « uideo »
Le pronom relatif prend le genre et le nombre de son antécédent, mais son cas dépend de sa fonction dans la subordonnée. C'est la règle qui coûte le plus de points en version.
Réponse : participe parfait passif + esse
« Amatus est » veut dire « il a été aimé ». Le latin compose ses temps passifs du parfait avec l'auxiliaire « esse », là où les temps actifs ont des formes simples.
Réponse : une subordonnée circonstancielle ou complétive
« Ut » a plusieurs valeurs : but, conséquence, complétive. C'est le mode et le contexte qui tranchent, pas le mot seul.
Réponse : Je dis que tu viens.
C'est la proposition infinitive : le sujet passe à l'accusatif et le verbe à l'infinitif. Le français, lui, emploie une complétive avec « que ».
Ces trois erreurs reviennent chez la plupart des élèves de cette année. Les reconnaître évite de faire réviser ce qui est déjà su.
Le relatif s'accorde en genre et en nombre avec l'antécédent, mais son CAS vient de sa fonction dans la subordonnée. Confondre les deux fait basculer toute la traduction de la phrase.
« Dico te uenire » n'est pas « je te dis de venir ». L'accusatif est le sujet de l'infinitif, pas un complément du verbe principal. Cette structure n'a pas d'équivalent direct en français, elle se reconnaît à la forme.
Le subjonctif latin est bien plus fréquent et ne recouvre pas les mêmes emplois. Dans une subordonnée circonstancielle, il se rend souvent par un indicatif français. Le mode se lit, il ne se transpose pas.
La phrase cesse d'être simple. Il ne s'agit plus de reconnaître un cas isolé mais de démonter une phrase à plusieurs niveaux : trouver le verbe principal, isoler les subordonnées, rattacher chaque relatif à son antécédent. C'est un changement de méthode, pas seulement de contenu.
C'est un choix d'option. Le latin se poursuit au deuxième et au troisième degré, avec un travail sur textes authentiques. Les élèves qui arrêtent en gardent l'essentiel du bénéfice linguistique ; ceux qui continuent y gagnent surtout une méthode d'analyse et un accès direct aux textes fondateurs.
Toujours dans le même ordre : repérer la ponctuation et les mots subordonnants pour découper la phrase, chercher le verbe de chaque proposition, puis son sujet au nominatif, et seulement ensuite les compléments. Traduire dans l'ordre du texte est la garantie de l'erreur.
Oui, sur deux points mesurables : l'orthographe du vocabulaire savant, dont les racines s'expliquent, et l'analyse grammaticale, puisque le latin oblige à nommer explicitement des fonctions que le français laisse implicites.
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