La 6e secondaire referme le programme avec le XXe siècle : démocraties et totalitarismes de l'entre-deux-guerres, crise des années 1930 et Shoah, Guerre froide et décolonisation, construction européenne et fédéralisation de la Belgique, jusqu'aux mutations de la société depuis 1945. C'est l'année du CESS, et l'épreuve porte moins sur la récitation des faits que sur la capacité à interroger des documents et à en tirer une synthèse argumentée.
Des exercices de histoire de 6e secondaire sont disponibles gratuitement sur Colfeo, corrigés et alignés sur le programme de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Quatre questions représentatives du programme de 6e secondaire, avec la réponse et la manière de l'expliquer à un enfant.
Réponse : le fascisme en Italie et le nazisme en Allemagne
On y ajoute souvent le stalinisme en URSS : les trois partagent un pouvoir concentré et un contrôle étroit de la société, malgré des idéologies très différentes.
Réponse : le krach boursier de Wall Street
Une cause économique lointaine n'exclut pas des causes politiques locales : la crise de 1929 fragilise des démocraties déjà affaiblies, elle ne les fait pas tomber à elle seule.
Réponse : 1960
C'est un exemple de décolonisation : l'indépendance politique est acquise, mais le concept de néocolonialisme interroge ce qui persiste malgré tout après cette date.
Réponse : la décolonisation est l'indépendance politique formelle d'un territoire ; le néocolonialisme désigne une dépendance économique ou politique qui se poursuit après cette indépendance
Les deux mots se suivent souvent dans un même raisonnement : l'un décrit un événement daté, l'autre un processus qui continue après.
Ces trois erreurs reviennent chez la plupart des élèves de cette année. Les reconnaître évite de faire réviser ce qui est déjà su.
Face à la montée du nazisme, l'élève ne cite que l'arrivée d'Hitler au pouvoir en 1933, sans mentionner le traité de Versailles ou la crise de 1929. Un phénomène aussi lourd a toujours plusieurs niveaux de causes : un contexte de long terme et un événement qui précipite les choses. Distinguer les deux dans la réponse est ce qui est évalué.
L'élève commente les choix des acteurs de l'époque comme s'ils avaient les informations et les valeurs d'aujourd'hui, sans resituer le contexte de bipolarisation idéologique. Expliquer pourquoi un choix a été fait dans son contexte reste l'objectif, pas le juger a posteriori.
Une affiche ou un discours officiel de l'époque est lu comme un simple témoignage des faits, alors qu'il a été produit pour convaincre ou pour masquer une réalité. Identifier systématiquement l'auteur, le régime et l'intention avant d'utiliser le contenu comme une information fiable reste le réflexe attendu, encore plus sur ce type de document.
Des crises à la Seconde Guerre mondiale (démocraties et totalitarismes, crise des années 1930, Shoah), puis l'Europe et le monde de 1945 à la fin de la Guerre froide (décolonisation, construction européenne, fédéralisation de la Belgique), et les mutations de la société depuis 1945.
Parce que le CESS et les évaluations qui y préparent portent sur la capacité à interroger des documents et à construire une synthèse argumentée, pas sur une chronologie récitée. Une date sans explication du contexte et des causes ne répond pas à ce qui est demandé.
L'histoire fait partie du parcours évalué en 6e secondaire, avec une exigence centrée sur les compétences du programme : se poser des questions, critiquer des documents, synthétiser et communiquer. L'élève y choisit lui-même le concept à mobiliser et construit son propre plan, davantage qu'au 1er ou au 2e degré.
En identifiant systématiquement le régime ou le camp qui a produit le document et le but qu'il poursuit, avant de lire son contenu comme une information. Croiser ce type de document avec des sources indépendantes ou des travaux d'historiens postérieurs est la méthode attendue en fin de secondaire.
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