Après les moments clés étudiés en primaire, la 1re secondaire installe une nouvelle façon de faire de l'histoire : partir d'un thème de société, ici la dimension religieuse de la multiculturalité, et le comprendre à travers des ruptures datées. L'élève travaille sur l'apparition des monothéismes, la Réforme du XVIe siècle et les Lumières, et apprend surtout à distinguer une trace du passé d'un travail d'historien élaboré après coup.
Des exercices de histoire de 1re secondaire sont disponibles gratuitement sur Colfeo, corrigés et alignés sur le programme de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Quatre questions représentatives du programme de 1re secondaire, avec la réponse et la manière de l'expliquer à un enfant.
Réponse : 1517
Une date isolée ne suffit pas : il faut aussi savoir ce qu'elle situe. Ici, la rupture entre l'Église catholique et les nouvelles Églises protestantes.
Réponse : une trace du passé
Le réflexe à avoir : qui l'a écrit, et à quel moment par rapport aux faits ? Un document produit à l'époque même des événements est une trace, pas un travail postérieur.
Réponse : le judaïsme, le christianisme et l'islam
« Monothéiste » veut dire qui croit en un seul dieu. Les situer chacune dans le temps évite de les confondre entre elles.
Réponse : aux Temps modernes (1492-1789)
On compare la date de la rupture aux bornes des périodes : 1517 tombe après 1492 (début des Temps modernes) et avant 1789.
Ces trois erreurs reviennent chez la plupart des élèves de cette année. Les reconnaître évite de faire réviser ce qui est déjà su.
Un document ancien, écrit dans une langue ou un style qui semble « historique », est pris pour le travail d'un historien. C'est l'inverse : plus un document est proche des faits dans le temps, plus il a de chances d'être une trace du passé. Le remède est une question systématique : qui l'a écrit, et quand par rapport aux événements qu'il décrit ?
L'élève écrit que Luther « avait raison » ou que l'Église « avait tort », comme s'il jugeait un fait divers actuel. C'est un anachronisme : l'historien explique pourquoi les acteurs ont agi ainsi dans leur contexte, il ne distribue pas de bons et de mauvais points. Reformuler la question en « pourquoi Luther s'oppose-t-il à l'Église ? » plutôt qu'en « qui a raison ? » suffit à corriger le réflexe.
1517 est su par cœur, mais l'élève ne sait pas dire ce qui change avant et après. Une date seule ne vaut rien en histoire : elle doit toujours être reliée à un événement et à ce qu'il transforme. Faire reformuler « avant 1517... / après 1517... » à chaque date apprise installe ce réflexe.
Le thème de l'année est la dimension religieuse de la multiculturalité, étudiée à travers trois ruptures datées : l'apparition des monothéismes dans l'Antiquité, la Réforme protestante (1517) et les Lumières (XVIIIe siècle). L'élève apprend à dater ces ruptures, à les associer à une période conventionnelle et à distinguer une trace du passé d'un travail postérieur.
Parce que l'évaluation ne porte pas sur la récitation, mais sur la mise en relation : situer une rupture, expliquer ce qu'elle change, distinguer un document d'époque d'une analyse postérieure. Savoir « 1517 » sans savoir le relier à la Réforme et à ses conséquences ne rapporte pas de points.
Elle sert à ne pas prendre n'importe quel document pour argent comptant. Avant d'utiliser un document, on se demande qui l'a écrit, quand, et dans quel but. C'est ce travail, plus que la mémorisation, qui est évalué dès la 1re secondaire.
Parce que le programme FWB installe la logique du secondaire (un thème, des ruptures datées, une critique documentaire) à partir d'un sujet concret et proche des élèves : la diversité religieuse de nos sociétés. Les années suivantes reprennent cette même méthode sur d'autres thèmes.
Sur Colfeo, ton enfant s'entraîne sur ces notions avec des exercices corrigés, gagne des points et suit sa progression. Voir aussi les autres années :