Au troisième degré, grec et latin sont réunis dans un programme unique, bâti sur des textes non modifiés. La matière propre de ces deux années, ce sont les dix-sept concepts-clés que le programme définit un à un, dont huit grecs. Le travail sur les déclinaisons se poursuit, mais au service de la lecture : comparer un concept grec et son répondant latin est un objectif explicite du degré.
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Quatre questions représentatives du programme de 5e secondaire, avec la réponse et la manière de l'expliquer à un enfant.
Réponse : la parole et la raison, ce qui met en ordre le discours et la pensée
Le mot couvre à la fois le discours et la rationalité : c'est cette double valeur qui en fait un concept, et non un simple mot de vocabulaire.
Réponse : la vérité, le dévoilement de ce qui est
Le grec construit la vérité comme un dé-voilement, littéralement ce qui n'est plus caché. La structure du mot porte déjà une pensée.
Réponse : λόγε
C'est la seconde forme de l'entrée de dictionnaire, le génitif, qui donne le radical et identifie la déclinaison. Le vocatif de la 2e déclinaison masculine est en -ε.
Réponse : à aucun terme à terme : elle éclaire par contraste la grauitas romaine
Tous les concepts ne se correspondent pas. Repérer où la comparaison échoue est aussi instructif que repérer où elle fonctionne, et le programme l'attend explicitement.
Ces trois erreurs reviennent chez la plupart des élèves de cette année. Les reconnaître évite de faire réviser ce qui est déjà su.
« Logos » n'est pas « logique », « hybris » n'est pas « orgueil » tout court. Ces mots portent un contenu culturel que le programme fait précisément travailler ; les rabattre sur le français moderne vide l'exercice.
La comparaison attendue est argumentée et appuyée sur des textes. Poser une équivalence parce que les deux mots se ressemblent est exactement ce que le programme cherche à éviter.
Au troisième degré, les concepts prennent tant de place qu'on néglige les déclinaisons. Or la version reste évaluée, sur des textes non modifiés : sans morphologie sûre, le temps manque et le sens échappe.
Parce que l'objectif change : il ne s'agit plus d'apprendre deux langues en parallèle, mais de lire les textes fondateurs de deux civilisations qui se répondent. La comparaison des concepts-clés est un objectif explicite du programme.
Dix-sept notions définies une à une par le programme, dont huit grecques et neuf latines. Elles servent de fil au travail des deux années et structurent la lecture des textes.
Le grec est proposé au troisième degré à deux ou quatre périodes par semaine selon la grille de l'école, souvent en parallèle du latin, qui est à quatre périodes.
C'est très rare et cela suppose un dispositif de rattrapage : le programme du troisième degré présuppose l'alphabet, les déclinaisons et le verbe acquis en 4e. Le cas se traite école par école.
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