Réussir le CESS : le guide complet
Le CESS est la dernière épreuve certificative de la scolarité, après le CEB et le CE1D. Il ne s'organise pas comme eux : deux cours seulement font l'objet d'une épreuve externe, et c'est le conseil de classe qui délivre le certificat. Voici ce qui est évalué, par qui, et comment s'y préparer utilement.
Qu'est-ce que le CESS ?
Le CESS, ou Certificat d'enseignement secondaire supérieur, sanctionne la fin des études secondaires en Fédération Wallonie-Bruxelles. Il donne accès à l'enseignement supérieur et sert de référence de niveau d'études pour la plupart des employeurs. C'est le diplôme qui clôture douze années de scolarité obligatoire.
Ce qui le distingue du CEB et du CE1D
C'est le point que les élèves comprennent le plus tard, souvent trop tard pour en tirer parti dans leur préparation. Le CEB et le CE1D sont des épreuves externes qui couvrent l'essentiel du programme de l'année. Le CESS, non :
- Deux cours seulement font l'objet d'une épreuve externe commune, le français et l'histoire. Toutes les autres matières sont évaluées par l'école, avec ses propres examens.
- Le public n'est pas le même pour les deux. Le français concerne la 6e de transition, la 6e de qualification et la 7e professionnelle ; l'histoire ne concerne que la filière de transition.
- Le certificat est délivré par le conseil de classe, qui tient compte de l'épreuve externe pour les compétences qu'elle vise, et des évaluations internes pour tout le reste.
Les deux épreuves externes, dans le détail
Elles se déroulent à la mi-juin, sur deux jours distincts. Les dates exactes changent chaque année : elles sont fixées par la Fédération Wallonie-Bruxelles et communiquées par l'école en cours d'année.
- Histoire — la critique de documents. À partir d'une question de recherche donnée, l'élève doit se prononcer sur la pertinence et la fiabilité de plusieurs documents, et justifier son analyse. Ce n'est pas une interrogation de connaissances : un élève qui connaît parfaitement sa matière mais n'a jamais travaillé la méthode peut y échouer.
- Français — la production écrite à partir de documents. Il faut prélever les informations utiles dans un ensemble de textes, les mettre en relation et les restituer dans un écrit cohérent, en respectant une consigne précise. Là encore, la compétence évaluée est un savoir-faire, pas un contenu à réciter.
Le seuil de réussite, et le rôle du conseil de classe
Le seuil est fixé à 50 % par épreuve. Au-dessus, le conseil de classe considère la compétence visée comme maîtrisée et ne la réévalue pas.
En dessous, rien n'est joué. C'est la différence la plus importante avec le CE1D, et elle mérite d'être expliquée à l'élève avant l'épreuve, pour qu'il l'aborde sans panique : le conseil de classe peut délivrer le CESS à un élève qui a échoué à l'épreuve externe, ou qui n'a pas pu la présenter pour un motif justifié, s'il estime au vu de l'année que les compétences attendues sont acquises. L'épreuve pèse, elle ne tranche pas seule.
Une méthode de préparation en quatre points
- Traiter la méthode comme la matière. Les deux épreuves évaluent des savoir-faire, pas des connaissances à restituer. Réviser ses chapitres d'histoire sans jamais s'exercer à confronter deux documents, c'est se préparer à une autre épreuve que celle qu'on va passer.
- Commencer par les épreuves des années précédentes. Elles sont publiées avec leur correctif par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Une épreuve entière, faite en conditions réelles et en temps limité, montre en deux heures ce qu'un mois de relecture ne révèle pas.
- S'entraîner à justifier. En histoire, un jugement sur la fiabilité d'un document ne vaut que par sa justification ; en français, une information reprise sans être mise en relation avec les autres ne rapporte pas grand-chose. C'est le gisement de points le plus souvent négligé.
- Ne pas sacrifier les autres cours. Le CESS se joue aussi, et même surtout, sur les évaluations internes de l'année : ce sont elles qui portent tout ce que l'épreuve externe ne mesure pas. Concentrer juin sur le français et l'histoire au détriment du reste est une erreur d'arbitrage fréquente.
Combien de temps avant l'épreuve s'y mettre ?
Pour la méthode, plus tôt que pour une épreuve de connaissances : deux ou trois épreuves blanches réparties entre janvier et mai valent mieux qu'une série de séances en juin. Un savoir-faire se construit par répétition espacée, et la marge de progression entre la première et la troisième critique de documents est en général considérable.
Réviser les matières du CESS
Les épreuves externes portent sur l'histoire et le français. Les notions du 3e degré et des exercices gratuits :
Colfeo et le CESS
En 6e secondaire, un mode « Style CESS » s'ajoute au programme de l'élève. Il porte sur les deux compétences que les épreuves externes évaluent en questions fermées : la critique documentaire en histoire et le travail sur un ensemble de documents en français. La production écrite finale, elle, ne se rejoue pas dans ce format : elle se travaille avec le professeur.
Les pages de révision par matière et par année, la page dédiée au secondaire et le guide du CE1D sont directement utilisables, gratuitement.