La 3e secondaire clôture le tronc commun de géographie : l'élève y traite des enjeux territoriaux et environnementaux à différentes échelles, du quartier à la planète, en resserrant l'exigence de méthode. Se contenter d'une seule cause pour expliquer un phénomène devient un piège à éviter : le programme demande de comparer plusieurs répartitions, pas de juxtaposer des descriptions.
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Quatre questions représentatives du programme de 3e secondaire, avec la réponse et la manière de l'expliquer à un enfant.
Réponse : non
Un climat chaud est un facteur parmi d'autres (sols, accès à l'eau, moyens techniques) : une carte ne prouve jamais à elle seule une cause unique.
Réponse : non, cela dépend aussi de sa superficie
La densité, c'est le nombre d'habitants divisé par la surface. Une grande région très peuplée peut être moins dense qu'une petite région où tout le monde est concentré.
Réponse : non
Un phénomène local (une vallée) et un phénomène mondial (le climat) ne se lisent pas sur les mêmes cartes ni avec les mêmes facteurs explicatifs.
Réponse : l'unité (habitants par km²)
Un dégradé de couleur sans unité chiffrée en légende ne permet de comparer que visuellement, jamais précisément.
Ces trois erreurs reviennent chez la plupart des élèves de cette année. Les reconnaître évite de faire réviser ce qui est déjà su.
Deux phénomènes apparaissent sur la même carte (un climat et un niveau de développement, par exemple), et l'élève conclut que l'un explique l'autre. Le programme demande d'identifier plusieurs facteurs possibles et de les vérifier séparément, pas de s'arrêter au premier qui saute aux yeux.
Un pays très peuplé est présenté comme densément peuplé, alors que sa superficie peut être immense. Faire calculer une densité simple (habitants divisés par surface) sur deux territoires de tailles très différentes montre que les deux notions ne se recoupent pas forcément.
L'élève explique un phénomène mondial (le réchauffement climatique) avec les mêmes causes qu'un phénomène local (la déforestation d'une vallée), en oubliant qu'ils ne se lisent pas sur les mêmes cartes. Identifier d'abord l'échelle du phénomène évite de mélanger les deux registres.
Cette année clôture le tronc commun : elle porte sur des enjeux territoriaux et environnementaux traités à différentes échelles, avec une exigence renforcée de comparaison entre plusieurs répartitions plutôt que de description isolée.
Parce qu'une carte montre souvent plusieurs phénomènes qui se superposent sans que l'un cause forcément l'autre. Le programme demande d'identifier plusieurs facteurs possibles et de vérifier chacun avant de conclure, pas de s'arrêter au premier qui saute aux yeux.
Le nombre d'habitants est une quantité brute, la densité rapporte cette quantité à la surface du territoire. Une grande région très peuplée peut être moins dense qu'une petite région où tout le monde est concentré.
Oui. À partir de la 4e, la démarche de comparaison et de mise en relation installée en fin de tronc commun devient la méthode de base des enjeux mondiaux étudiés : ressources, risques, aménagement du territoire.
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